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CD de Musique à bouches

(Prix incluant taxes et envoi)

Jusqu'aux oreilles

Véritable coffre à trésors du répertoire de chants traditionnels, l’album présente 15 pièces défrichées chez des sourciers de l’Estrie, mais également dans la région de la Loire, en France, et lors de collectes à l’Alliance des chorales du Québec. Des chants marins ou chorals aux chansons grivoises, à boire ou à répondre, toutes les pièces mettent en valeur le style a cappella, puissamment livré avec une richesse harmonique des plus envoûtantes sur fond de podorythmie (« tapage de pied »).

Télécharger les paroles ici.

En spectacle

En 2009, Musique à bouches enregistre son premier album devant public à l'Auberge La Caravane à North Hatley. On y retrouve 17 chants interprétés par la première mouture de l'ensemble vocal. L'album est enregistré par Larry O’Malley.

Ici, vous avez accès à toutes les paroles des chansons présentes sur l'album en spectacle.

1. Le petit vin de Sigournay
(Chanson à boire du Bas-Poitou, Vendée)

2. Filles du hameau
(Traditionnel)

3. La sciotte au bras
(Sylvain Trudel / air de Down To The River To Pray)

4. La lime
(Traditionnel)

5. Le chant des moissons
(Pierre Saka / Henri Decker)

6. Mon vieux Françoé
(Lawrence Lepage)

7. Ce matin sans hésiter
(Jim et Bertrand / Bertrand Gosselin)

8. Virginie adieu
(Traditionnel – Bottine souriante)

9. Tourdion
(Anonyme, 1530)

10. C’est derrière chez nous
(Chanson de tisseurs)

11. Pendant la messe
(Chanson à boire et à manger – Haute-Auvergne)

12. Le curé du village
(Chanson paillarde - Traditionnel)

13. De profundis
(Adaptation traditionnelle)

14. Complainte gallaise
(Traditionnel - Tri Yann)

15. L’automne
(Traditionnel allemand)

16. Le voyage
(Georges Langford)

EXTRAS
17. Délire de mononc' René

18. Allonger la jambe
(Traditionnel)

 

1. Le petit vin de Sigournay
(Chanson à boire du Bas-Poitou, Vendée)

Bénissons à jamais le p’tit vin de Sigournay
Bénissons à jamais le p’tit vin de Sigournay
Bénissons la St-Onge l’Aunis et le Poitou

Dieu nous conserve tous jusqu’après les vendanges
Bénissons à jamais le p’tit vin de Sigournay
Bénissons à jamais le p’tit vin de Sigournay

Béni soit à jamais le Bon Dieu dans ses bienfaits
Fit-il rien de meilleur que ce petit vin clairet?
Amis à sa louange chantons un laudate

Dieu nous conserve tous jusqu’après le vendanges
Béni soit à jamais le Bon Dieu dans ses bienfaits
Fit-il rien de meilleur que ce petit vin clairet
Amis à sa louange chantons un laudate

Qu’il nous tienne en santé jusqu’après les vendanges
Béni soit à jamais le Bon Dieu dans ses bienfaits
Fit-il rien de meilleur que ce petit vin clairet
Amis à sa louange chantons chantons un laudate

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2. Filles du hameau
(Traditionnel)

Filles du hameau, laissez-vous conduire
Dedans mon bateau là tout le long de l'eau;
Gué, gué faut passer l'eau
Faut pas nourrir le chagrin qui t'inquiète
Gué, gué faut passer l'eau
Chagrin d'amour n'entre pas en bateau

La belle Suzon qui rêvait seulette
Du fond du vallon entendit la chanson;
Gué, gué faut passer l'eau
Faut pas nourrir le chagrin qui t'inquiète
Gué, gué faut passer l'eau
Chagrin d'amour n'entre pas en bateau

De la pauvre enfant la peine secrète
Venait d'un amant qui était inconstant;
Gué, gué tout en voguant,
Le batelier consola la pauvrette,
Gué, gué, tout en voguant
Chagrin d'amour s'en fut au gré du vent.

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3. La sciotte au bras
(Sylvain Trudel / sur l’air de Down To The River To Pray)

Les hommes dont le cœur est à bûcher du bois,
Viendront sans fin jusqu’à la Toundra, la sciotte au bras,
Les arbres tremblent déjà, bientôt la fin.

Refrain
O soleil brûle mes branches, prend mon cœur et conjure mon sort,
O soleil brûle mes branches, prend mon coeur, mon destin.

Dans les chantiers les gars viennent de se lever,
Galarneau les a réchauffés, force et santé,
Le temps est arrivé, prenent le chemin.

Refrain

La première hache fait écho dans le bois,
L’épervier s’écrie : « tassez-vous d’là », loups et grands chats,
Le monde périra, d’ici demain.

Refrain

Les yeux bien noirs, le ciel s'est révolté
Les nuages vont à tournoyer, tonnerre gronder,
Le feu s’est déchaîné, le printemps s’en vient.

Refrain

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4. La lime
(Traditionnel)

Ô! Maréchal! Ô! Maréchal!
Veux-tu fendre mon âme?
Veux-tu ben arranger
Les rougeurs de ma femme?
Car je suis pauvre, pauvre, pauvre...
Je suis pauvre en instruments
J’ai perdu mes instruments
Mon enclume et mon marteau
Mes tenailles et mes ciseaux
Ô! Ma lime, quand je lime
Le petit bout vient par devant

Ô! Maréchal! Ô! Maréchal!
Veux-tu fendre mon âme?
Veux-tu ben arranger
Le poitrail de ma femme?
Car je suis pauvre, pauvre, pauvre...
Je suis pauvre en instruments
J’ai perdu mes instruments
Mon enclume et mon marteau
Mes tenailles et mes ciseaux
Ô! Ma lime, quand je lime
Le petit bout vient par devant

Ô! Maréchal! Ô! Maréchal!
Veux-tu fendre mon âme?
Veux-tu ben arranger
Les humeurs de ma femme?
Car elle est pauvre, pauvre, pauvre…
Elle est pauvre en instruments
Elle a tout vendu mes instruments
Mon enclume et mon marteau
Mes tenailles et mes ciseaux
Ô! Ma lime, quand je lime
Le petit bout vient par devant

Ô! Maréchal! Ô! Maréchal!
Veux-tu fendre mon âme?
Veux-tu ben arranger
Les amants de ma femme?
Car je suis pauvre, pauvre, pauvre...
Je suis pauvre en instruments
J’ai perdu mes instruments
Mon enclume et mon marteau
Mes tenailles et mes ciseaux
Ô! Ma lime, quand je lime
Le petit bout vient par devant (bis)

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5. Le chant des moissons
(Pierre Saka / Henri Decker)

Quand les fruits mûrs courbent les branches
Et quand on voit même un dimanche
Les paysans quitter leur maison
C’est le début des moissons

Mais si le blé penche la tête
Si le soleil est de la fête
Si dans les champs montent des chansons
Belle sera la moisson

Courbe, courbe bien l’échine
Ta richesse elle dans tes (deux) bras
Roule, roule la machine
Et surtout (surtout) dépêche toi la la la

Car il ne faut jamais attendre
L’orage du ciel peu descendre
Et tout anéantir sans raison
Ton sort dépend des moissons

Le garçon pense au badinage
Quand la récolte est finie
La fille pense au mariage
Quand les greniers sont remplis

Après les récoltes l’on sème
Mais le chemin reste le même
Éternellement recommenceront
Pour de nouvelles moissons

Laï la la laï la la laï laï laï laï
Laï la la laï la la laï
Laï ! Laï ! Laï !

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6. Mon vieux Françoé
(Lawrence Lepage)

Tu sais mon vieux François,
La ville c ’est pas pour moé
Retournons dans notre île,
Emmène-moé avec toé
Icitte y'a trop de machines,
Ça sent le renfermé
Et pis bonté divine,
On voit pas nos journées

J’voudrais voir le village,
Là où c’que je suis née
La barque sur le rivage,
Les agrès à cotés
J’voudrais voir l’alouette
Et l’entendre chanter
Regarder les mouettes
Le soir, seule avec toé

J’voudrais voir sur la rive
La caille s’envoler
Voir travailler la grive
Là, drette devant moé
Partons la mer est belle,
Embarquons nous demain
J’ai rapiécé la voèle
Dans l’grenier ce matin

Prends ton filet de pêche,
Pars avec la marrée
Prends-moé d’la morue fraîche,
J’ai t’y l’goût d’en manger
J’veux pas mourir en ville,
Toé aussi bien que moé
Retournons dans notre île,
Emmène-moi avec toé

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7. Ce matin sans hésiter
(Jim et Bertrand / Bertrand Gosselin)

Ce matin, avec le soleil
Avec le soleil, ce matin, je me suis levé
J'ai vu passer à la fenêtre
À la fenêtre, j'ai vu passer un visage rêvé
Un instant, j'ai bien cru n'être point éveillé
Puis, soudain, j'ai entendu frapper

L'inconnue était une femme
Une femme comme on n’en voit peu, je l'ai fait entrer
J'ai fixé longtemps son regard
Son regard si peu troublé m'a vraiment intrigué
Je l'ai invitée à s'asseoir à ma table
Et ensemble nous avons dîné

Elle m'a raconté son histoire
Son histoire, elle m'a racontée, je l'ai écoutée
Elle a perdu son amoureux
Son amoureux mort à la guerre, loin de son pays
Il n'a jamais vu l'enfant qui est mort ce matin
Il n'a jamais su qu'il était père

Ce matin, tout près de la rivière
Près de la rivière, ce matin, un enfant pleurait
Dès qu'elle eut traversé le pont
Le pont aussitôt traversé, elle se sentit bien
Seule, elle a suivi la route qui mène chez moi
Et sans hésiter elle a frappé

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8. Virginie adieu
(Traditionnel – Bottine souriante)

Belle Virginie, les larmes aux yeux
Je viens te faire mes adieux
Et là je repars pour l'Amérique
Et je m'en vas suivant le vent
Et adieu donc belle Virginie
Les voiles sont déjà mises au vent

Les voiles au vent, mon cher amant
Cela me cause du tourment
Il surviendra quelques tempêtes
Et des orages assurément
Qui feront périr ton bâtiment
Et moi je resterai sans amant

Belle Virginie, ne crains donc rien
Je suis un premier marin
Et je connais toute la terre
Et je suis sûr de mon vaisseau
Il m'arrivera aucun naufrage
Durant que j'serai sur les eaux

Belle Virginie, jusqu'au retour
Sois fidèle à nos amours
Je te promets, Ô ma mignonne
De revenir en ce pays
Là nous nous marierons ensemble
Et adieu donc belle Virginie

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9. Tourdion
(Anonyme, 1530)

Sopranos :
Quand je bois du vin clairet,
Ami tout tourne, tourne, tourne, tourne,
Aussi désormais je bois Anjou ou Arbois.

Alto :
Le bon vin nous a rendus gais,
Chantons oublions nos peines, chantons.

Ténors :
Buvons bien, là buvons donc
À ce flacon faisons la guerre.

Basses :
Buvons bien, buvons mes amis trinquons,
Buvons vidons nos verres.

Sopranos :
Chantons et buvons, à ce flacon faisons la guerre,
Chantons et buvons, les amis, buvons donc !

Alto, ténors et basses :
En mangeant d’un gras jambon,
À ce flacon faisons la guerre !

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10. C’est derrière chez nous
(Chanson de tisseurs)

C’est derrière chez-nous qu’est un bel oiseau
Qui dit tous les jours qu’il veut s’en aller
Mon cœur vole, vole, vole, mon cœur volera

Sur la branche haute, il s’en est allé
La branche était sèche, la branche a rompu
Mon cœur vole, vole, vole, mon cœur volera

Dis-moi bel oiseau, t’es-tu fait bien mal
J’ai la tête rompue, j’ai le cou démis
Mon cœur vole, vole, vole, mon cœur volera

Z’aurions un beau gars, s’il était lavé
Lave un peu ta barbe, mouche un peu ton nez
Mon cœur vole, vole, vole, mon cœur volera

Vois donc ta cravate, elle est mal nouée
Ton pan de chemise est tout déchiré
Mon cœur vole, vole, vole, mon cœur volera
Mon cœur vole, vole, vole, mon cœur volera

11. Pendant la messe
(Chanson à boire et à manger – Haute-Auvergne)

Pendant la messe, les prières
Et puis après, un bon fricot
Rien ne vous met le cœur à l’aise
Comme le goût d’un bon gigot

Le samedi, de la bonne viande
Le vendredi, du bon poisson
Et des bouteilles le dimanche
Voilà la vie des bons garçons

Le bon fricot, ça met à l’aise
Et le bon vin, ça met en train
Allons, amis, la sauce est bonne
N’hésitons pas, vidons les plats

Et maintenant, donnez à boire
Car de chanter met en sueur
Allons, remplissez bien les verres
Ça réjouira tous les chanteurs

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12. Le curé du village
(Chanson paillarde - Traditionnel)

Autrefois les curés
Étaient bons vivants et bons diables
Aimaient le vin et la gaieté
Les plaisirs de la bonne table
Depuis ce moment jamais l’on a vu
D’aussi moleste et d’aussi sage
Qu’un si bon cu..., qu’un si bon cu…
Qu’un si bon curé du village
(bis)

Il aimait bien ses paroissiens
Ne manquait pas de dire la messe
Et quoi qu’il fût un bon Chrétien
Il était très doux à confesse
Toutes les jeunes filles et âmes qui l’ont connu
Dansant le soir sous le feuillage
Aimaient le cu…, aimaient le cu…
Aimaient le curé du village
(bis)

Dans sa commune pas de juge de paix
Pas de chicane ni de bataille
Les aperçat ranger sans frais
À l’emploi de cette soutane
Car il fallait vainqueur ou vaincu
Il fallait suivre sans tapage
L’arrêt du cu…, l’arrêt du cu…
L’arrêt du curé du village
(bis)

Il avait fabriqué un trou
À la porte du presbytère
Où chaque passant mettait un sou
Pour soulager toutes les misères
Et l’on a vu plus d’un inconnu
Mettre deux doigts au passage
Dans le trou du cu…, dans le trou du cu…
Dans le trou du curé du village
(bis)

Quand le grand Saint Homme expira
Au Bon Dieu il rendit son âme
Pour tous les soins qu’il accorda
Aux jeunes filles ainsi qu’aux dames
Pour le récompenser de toutes ses bontés
Elles allèrent toutes en pèlerinage
Baiser le cu…, baiser le cu…
Baiser le curé du village
(bis)

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13. De profundis
(Adaptation traditionnelle)

Un morpion motocycliste
Prenait la raie de mon cul pour une piste
Dans un virage il dérapa
Et dans la merde il s’enlisa.
DE PROFONDIS, MORPIONIBUS, TRA LA LA… HÉ

Monté sur une paire d’échasses
Un vieux morpion que l’on pourchasse
Sur une motte trébucha
Les yeux au ciel il expira.
DE PROFONDIS, MORPIONIBUS, TRA LA LA… HÉ

À La Caravane un morpion de souche
Vola la vedette à Musique à bouches
Alors ne cherchez pas la raison
De vos soudaines démangeaisons
DE PROFONDIS, MORPIONIBUS, TRA LA LA… HÉ

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14. Complainte gallaise
(Traditionnel - Tri Yann)

C'est entre vous, les jeunes filles, (bis)
Vous qui voulez, malon la la,
Vous qui voulez vous marier. (bis)

Ne prenez point de ces jeunes hommes, (bis)
Ni de ces gars, malon la la,
Ni de ces garçons débauchés. (bis)

Le soir s’en vont à la débauche, (bis)
De cabaret, malon la la,
De cabaret en cabaret. (bis)

Et puis le soir, quand i s'ramassent, (bis)
Font les malins, malon la la,
Le carillon à la maison. (bis)

Galant, tiens-tu à tes promesses, (bis)
Quand tu m'disais, malon la la,
Quand tu m'disais "Faisons l'amour". (bis)

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15. L’automne
(Traditionnel allemand)

L’été nous abandonne et va vers d’autres cieux
Jamais soleil d’automne ne fut si radieux
Courons ivres d’espace, franchissons les halliers
La feuille s’y entasse et craque sous nos pieds (bis)

Quand vient la blonde automne dans le matin frileux
La grive vigneronne lance un appel joyeux
L’on part pour la vendange du raisin velouté
Chacun avec soin range les doux fruits de l’été (bis)

Bientôt l’arbre est sans force sur ses flancs dépouillés
L’on voit noircir l’écorce des rameaux effeuillés
Dès que la feuille est morte l’oiseau sent un frisson
Au loin, la bise emporte sa dernière chanson (bis)

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16. Le voyage
(Georges Langford)

La vie est un voyage, le monde est un bateau.
L’amour est l’équipage, le cœur est un hublot.

Au large de ta vie, j’y ai mouillé la mienne,
Dans le vol et les cris des goélands qui viennent.

Refrain

Au large de tes jours, au large de tes mots,
J’irai pêcher l’amour sans filet ni bateau.

Refrain

Au large d’un chagrin, au large de ton nom,
J’irai noyer le mien au pays des poissons.

Refrain

Au large des saisons, bien qu’elles ne perdent pied,
J’écris cette chanson que je jette à tes pieds.

Refrain (coda)

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EXTRAS
17. Délire de mononc' René

18. Allonger la jambe
(Traditionnel)

Mon père n’a plus que vingt-cinq moutons (bis)
Marchez au pas accéléré (bis)
Car il en avait trente (bis)
J’ai allongé la jambe (bis)
J’ai allongé la jambe, la jambe
Car la route est longue (bis)
Mon père n’a plus que 20 moutons…
Mon père n’a plus que 15 moutons…
Mon père n’a plus que 10 moutons…
Mon père n’a plus que 5 moutons…
Mon père n’a plus aucun mouton…

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